9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 07:00

Pour cette cousinade du 07 Août 2010, nous étions invités à coucher dans la maison qui m'a vu naître ou presque. Voilà plus de soixante ans que je connais cette grande maison.  

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Pour le déménagement vers 1950, je me revois encore traversant le jardin, car nous habitions juste à côté, à mon âge je devais déménager mon jouet favori  'mon mécano'  ça devait s'arrêter à ce genre de paquet. 

De passage, les deux plus grands de mes petits enfants, Rémi et Agathe ont voulu que je leur fasse visiter cette grande maison; Rémi m' a dit: nous avons une petite maison, effectivement avec leur 110 m2,  j'ai dû faire la comparaison du nombre d'enfants qui habitaient celle-ci afin de mieux leur faire comprendre la situation.  

Ils voulaient surtout savoir où je couchais, où je mangeais, ça leur parle mieux ces faits matériels, éternellement  reconductible entre générations.

J'ai dû m'y reprendre à deux fois pour des explications plausibles et rectifier mes premières affirmations, en effet je leur avais parlé comme à mes propres enfants. 

Entre deux générations, il n'y a que trente ans d'écart et mon cerveau devant l'émotion n'a pas fait la différence, pourtant il n'était pas au bout de sa peine.

Les sorties familiales sont l'occasion de repas interminables, de retrouvailles, de tisanes et de coucher tardifs. Ces sorties sont fatigantes mais indispensables pour une bonne humeur lorsqu'on rentre chez soi et comme la nuit porte conseil, après les dernières bonnes résolutions je vais me coucher, dans une chambre que j'ai déjà pratiquée, puisque j'ai dit aux petits enfants que j'avais couché dans les quatre chambres. Celle où l'on voit le château de Monthoiron, mais en fait on voit le château de trois chambres.

 

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Toutefois la faiblesse des papis fait qu'à cinq heures du matin il faut bien rejoindre le petit coin pour soulager une envie pressante.  Afin de ne pas faire de bruit à l'étage je choisis de descendre cet escalier un peu raide, pas trop large, vraiment dur mais que j'ai dû emprunter dix mille fois depuis mes cinq ans. Une de plus, une de moins je ne suis pas à ça près et cela  me rappellera quelques souvenirs.

Oui mais devant cette vitre sans volet mais avec le tain de la nuit, je vois aussi bien l'intérieur que l'extérieur. A l'extérieur devant moi, à moins d'un km à vol d'oiseau c'est mon enfance qui jaillit, là haut au Guillouet où je gardais les chèvres et les vaches, il y a presque soixante ans, certainement une éternité pour mes petits enfants, mais je n'ai pas abordé cette tranche de vie avec eux, ils m'auraient pris pour un dinosaure.

 

A L'intérieur ; non; pas de la pièce celui de ma tête, de mon cerveau enfin ce qu'il en reste, après cette chute de soixante ans en arrière. Je me vois en culotte courte, à l'âge de Rémi jouant avec la brouette de la laveuse, Léa qui descendait à l'Ozon pour laver le linge de la famille, mais de quel siècle suis-je donc ? 

Il me restait trois heures avant de me lever, bien assez pour me remémorer plusieurs fois le même scénario. Les cousinades sont faîtes aussi pour ça, piqûre de rappels, plaisirs, photos et souvenirs.  Es-ce bien un problème pour moi ? Non.

 

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Bien sûr il n'y a plus de laveuse, alors il n'y a plus d'accès non plus à l'eau de l'Ozon. J'avais moins de dix ans quand j'ai commencé à fréquenter ces lieux (photo de droite) mais même à 1 km de chez moi, que c'était loin cette petite ferme avec ses trois vaches et quatre chèvres.    

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