Déc. 2011: Quelle surprise de recevoir cette invitation pour des retrouvailles entre copains d'école des années 50. Je savais que cela se faisait beaucoup depuis quelques années, mais de là à penser que dans ce petit village on fasse comme les grands, il y a un pas que je n'osais franchir. Alors là, chapeau !
Notre école était divisée en deux classes, les petits en bas et les grands au premier étage. Par contre la cour était divisée en deux, d'un côté les filles et de l'autre les garçons, pas de mélange. La maîtresse, comme nous l'appelions à cette époque n'était pas aidée d'un assistant, mais la discipline était bien respectée, je ne l'ai jamais vu faire grève, dommage. Les temps ont bien changé, normal tout évolue. L'hiver, la classe était chauffée par un poêle rond, au bois ou charbon, je ne sais plus. Pour nous défouler, nous avions le terrain de foot à côté et pour les punitions ... nous en reparlerons un autre jour... Donc pas de salle de sport, pas de piscine et ni de cantine sur place. Nous descendions déjeuner chez nous mais pour ceux qui habitaient assez loin, ils devaient apporter de quoi se restaurer pour tenir jusqu'au soir. En fait je ne me souviens pas de grand chose.
Je ne peux même pas raconter ça à mes petits enfants, ils me regarderaient avec des grands yeux ronds et me prendraient pour un dinosaure.
Et voici une partie des camarades d'école de 1953, encadrant la maîtresse d'école, Melle Bernard, bien sûr que je ne reconnais pas tout le monde, je ne sais même plus vos prénoms, pardonnez-moi ..... sans aide, je ne me serais pas remémoré plus de 7 ou 8 prénoms, alors pas de jaloux, Michel (s), André, Jean-Claude, Alain, Claudette, Claudine, Simone, c'était déjà bien loin dans ma mémoire. J'appréhende un peu ce contact après 50 ans de silence pour certains, mais je sais aussi que pour cette rencontre,c'est le moment ou jamais.
Je fais abstraction de ceux qui n'ont pas eu la force de suivre le chemin, dur chemin de la vie, mais j'en garde un bon souvenir. Mais aujourd'hui encore, j'ai peur de ne pas avoir eu connaissance de ceux qui pourraient manquer à l'appel !
Mais je me doute aussi que ... tous ne seront pas là, à ce rendez-vous, ils n'auront pas osé, pas voulu, pas supporté cette piqûre de rappel, je peux les comprendre et en ce qui me concerne, je les salue.
Cette école était comme les autres mais c'était la mienne, je pense que j'y allais avec plaisir si je n'avais pas mal de tête, déjà à cette époque, la vie ayant fait des trous dans ma mémoire je ne me souviens pas de grand chose, je ne suis certainement pas le meilleur conteur de cette période et je pense aussi que l'on regrette toujours la période précédente, la période où l'on était jeune et en pleine forme.
Vers 1900 la sécurité dans le virage du bourg n'était pas un problème.
Mon école communale que j'ai dû fréquenter de 1949/50 à fin juin 1958, seulement 8 ans. Je comprends mieux mes lacunes, mais passons ! je ne peux refaire le monde. J'apprends tous les jours, mais maintenant je m'en amuse. A cette époque, pour ceux de mon âge et plus, on ne peut pas évoquer l'école de Monthoiron sans parler de Madame Gabillat et de Madame Crochu, principale de cette école de nombreuses années.
Notre école des années 50 et avant à fin juin 1958, si je ne me trompe pas, abritait aussi la mairie, c'est là où les réunions du conseil municipal avaient lieu.
(voir le livre de Cl. Pauly : Monthoiron Villages, éd. Association Monthoiron Patrimoine)
Les mariages étaient aussi célébrés dans la salle du 1er étage à droite sur la photo. Bon je ne suis plus très sûr de moi ! Madame Crochu habitait
dans l'aile gauche du bâtiment.
Ci-dessous, voici la nouvelle école, celle que je n'ai pas connue en tant qu'élève.
Souvenirs d'un Monthoiron ancien, les Dames avaient sorti leur robe longue pour le photographe ou c'était la mode au début du siècle, 20è si j'ai bien retenu la leçon.
Je trinque à Monthoiron et à votre santé, avec l'eau du puits de la place creusé vers 1905, mais toujours avec modération, la tour du château en toile de fond.
Et Oui l'école est bien finie. Mon ptit bonhomme en bleu a arrosé ça, mais il a une excuse, le puit n'était pas encore creusé et il existait des vignes...sur Monthoiron... sur la vigne-gelée !!!
Le lendemain de ces retrouvailles, je me vois bien .... La tête dans les nuages ou engluée dans mes souvenirs de 50 ans, ...à suivre. >>
Famille.Moreau 

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